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Posté le mercredi 11 mai 2005 06:19
Modifié le lundi 11 septembre 2006 10:46
Le groupe de rap marseillais IAM est devenu en quelques années une valeur incontournable du paysage musical français. Chaque sortie d'album est un évènement. Ses membres, dont Akhenaton, poursuivent en parallèle des projets personnels maintenant ainsi un équilibre bénéfique avec leur entreprise collective.
Pour ces rappeurs originaires des banlieues marseillaises, l'histoire commence vers 1984-85 avec le groupe Lively Crew où l'on trouve Philippe Fragione, qui devra attendre fin 86 son premier voyage à New York pour s'affubler de son premier surnom Chill et Eric qui deviendra Kheops dans la formation d'IAM. En 1988, quand arrive Geoffroy Mussard dit Shurik'n, ils deviennent le B Boys Stance. Pascal qui est bassiste et batteur avant de sampler (échantillonner), fréquente la bande. Il faut attendre l'année suivante pour voir arriver les dernières recrues de ce qui deviendra le groupe IAM : Pascal donc, qui devient Imhotep, "l'Architecte sonore" et les deux danseurs Malek Sultan et Divin Kephren. Outre les nouveaux arrivants, le groupe se construit autour de références égyptiennes et extrême-orientales, traces de lectures croisées des albums de bandes dessinées d'Alix et des ouvrages de Cheikh Anta Diop, l'historien anthropologue linguiste sénégalais.
Le rap du sud remonte à Paris
En 1989, ils enregistrent sur un magnétophone "quatre pistes", la cassette "Concept". Malgré un tirage limité, l'écho est plus que satisfaisant : le rap du sud prend forme et remonte jusqu'à Paris. En juin 90, ils signent avec "Labelle noir", le label qui sert de "tête chercheuse" à la maison de disques Virgin.
En 1991, sort leur premier album "De la planète Mars". Ils en vendent environ 100.000 exemplaires. Trois simples en seront extraits "Red black & green", "Tam Tam de l'Afrique" et "Planète Mars". Cet album s'impose comme une des plus grandes réussites de la scène rap française encore très jeune à cette époque. Les origines du groupe confèrent à leur rap une spécificité donnent d'autant plus de force et d'intérêt à cet album engendré loin de Paris.
Le 3 juillet 90, ils ouvrent le concert de Madonna à Bercy, la plus grande salle parisienne. Depuis, ils ont fait les premières parties de Public Enemy, Rita Mitsouko, James Brown ou Touré Kunda.
On danse le Mia
Deux ans et demi après leur premier album, ils reviennent avec un disque d'une quarantaine de titres "Ombre est lumière". Cet album navigue entre actualité et mythologie, entre textes engagés et parodies comme "Le Mia". Enorme succès en France, ce titre se moque sur un rythme funk et avec humour, des frimeurs du samedi soir. Leur succès et leur notoriété au niveau national en font un des groupes phares de la génération montante. En février 1995, ils sont élus groupe de l'année par les Victoires de la Musique. La même année, ils participent au projet lancé par le cinéaste français Mathieu Kassovitz à l'occasion de la sortie de son film "La Haine". Sur un même disque, différents groupes de rap interprètent des titres liés au thème du film soit la police et la banlieue. Le titre d'IAM s'intitule "La 25ème image".
Après les longues tournées de promotion du dernier album, le groupe décide de faire une pause et de prendre du recul. A cette occasion, en 95, le chanteur Chill, devenu Akhénaton, sort un album solo, "Métèque et mat", un album très personnel où l'humour est manié avec une verve toute méridionale et où le rappeur nous fait découvrir son univers.
IAM, leader d'un mouvement marseillais
Deux ans après, sort "l'Ecole du Micro d'argent", nouvel album du groupe IAM, enregistré à New York puis réenregistré à Paris avec la collaboration de Prince Charles, célèbre producteur de Harlem. Le discours est épuré. L'injustice sociale et la dureté du monde sont dépeints à l'aide de mini-récits teintés d'une poésie sombre. Le titre de l'album vient aussi du fait que le groupe IAM entraîne dans son sillage la formation de nombreux groupes de la région marseillaise et qu'il tente de les aider à émerger. Finalement, quelques 300.000 exemplaires sont vendus, ce qui constitue un événement pour un album de rap.
En 1997, le groupe participe à un projet toujours très lié aux problèmes des banlieues françaises (police, racisme, violence, chômage). Avec d'autres groupes de rap français (Assassin, Ménélik, Ministère Amer, Fabe,...), ils enregistrent un titre au profit de l'association MIB (Mouvement de l'Immigration et des Banlieues), qui s'intitule "11 mn 30 contre les lois racistes".
Aux Francofolies de la Rochelle, en juillet 97, le groupe donne un concert entouré de nombreux autres groupes marseillais souvent inconnus mais à qui IAM souhaite faire profiter de sa renommée.
Alors que l'album s'est déjà vendu à 500.000 exemplaires, IAM joue à guichets fermés sur la scène parisienne du Zénith le 2 décembre 97. Suit une tournée française. Le 20 février 98, le groupe reçoit la Victoire de la Musique du meilleur album de l'année. Et dans la foulée, ils retrouvent le Zénith pour deux soirées les 21 et 22 avril 98.
Rap en Solo
Après le succès de l'album d'Akhénaton en 95, c'est au tour de Kheops de sortir sa production solo en mars 98 avec "Sad Hill" et de Shurik'n fin mai avec "Où je vis". Puis enfin, Imhotep sort le sien le 12 juin, "Blue Print". Mais c'est de loin, Shurik'n qui emporte le plus de succès et culmine en quelques semaines dans les meilleures ventes.
Toujours imprévisible, IAM sort en simple le titre inédit "Independenza" sur le thème de l'indépendance culturelle. Ce morceau est ajouté en 98, lors du nouveau pressage de l'album "l'Ecole du Micro d'argent". En février 99, deux membres du groupe, Akhenaton et Kheops reçoivent la Victoire de la Musique pour la meilleure Bande Originale de l'année avec le film "Taxi".
Puis, toujours en 99, nouvel album solo, cette fois pour Malek Sultan alias "Freeman". L'album, "L'Palais de justice", confirme l'incroyable potentiel de créativité de chacun des membres du groupe.
Un an plus tard, au printemps 2000, Akhenaton revient sur l'avant-scène musicale mais aussi cinématographique, en réalisant son premier film, "Comme un aimant", véritable prolongation cinématographique de son travail. Le film, qui traite de la vie des quartiers défavorisés de Marseille, sort le 31 mai et reçoit un accueil très mitigé. La bande originale est signée bien sûr Akhenaton mais aussi du compositeur de musiques de films, Bruno Coulais.
Toujours en solo, Kheops ressort un deuxième album à la même époque, "Sad Hill impact". A l'automne 2000, Akhenaton se lance dans l'électronique avec son album "Electro Cypher", hommage à l'électro funk. Puis, le 14 novembre, c'est Shurik'n et son frère Faf la Rage qui sortent "La Garde".
Un printemps après l'été
Depuis le dernier opus d'IAM, ses membres ont sorti à eux tous, une dizaine d'albums solo. Forts de ces expériences personnelles, ils se sentent prêts à se retrouver pour l'enregistrement d'un disque du collectif. Conçu entre Marseille, Paris et New York, "Revoir un printemps" sort le 16 septembre 2003. Il est précédé du simple "Noble art" sur lequel on trouve les featuring (de luxe) des rappeurs américains RedMan et MethodMan.
Les titres de "Revoir un printemps" ont été conçus dans une période comprise entre le 11 septembre 2001 (explosion des tours du Word Trade Center à New York) et la guerre en Irak (mars/avril 2003),avec dans l'intervalle,le 21 avril 2002 (deuxième tour des élections présidentielles en France). Très marqués par la conjoncture internationale et par les mutations de la société française, Akhenaton, Shurik'n, Kheops et Freeman qui cette fois-ci, sort de son rôle de breaker/danseur pour intégrer le groupe comme MC, proposent un disque dans son ensemble plutôt sombre. Bruno Coulais qui a déjà travaillé avec Akhenaton sur "Comme un aimant", vient apporter aux arrangements une touche particulière, avec l'introduction de cordes. On peut aussi compter la présence de Beyoncé de Destiny's Child sur le titre "Bienvenue". Très attendu, cet album relance l'histoire du plusconnu des groupes de rap français.
En février 2004, le groupe marseillais sort un DVD "Au coeur d'IAM : genèse d'un album". Le disque propose un documentaire d'1h30, sorte de caméra embarquée dans la conception et la réalisation du cinquième opus du posse. Le DVD a aussi pour objectif de faire patienter le public d'AKH, Shurik'n, Freeman & consorts avant une tournée exceptionnelle.
Le "Stratégie tour" est lancé au même moment que la sortie du simple "Stratégie d'un pion", début juin 2004. Cette tournée marque surtout le retour du groupe sur scène après sept années d'absence. Solidays, les Francofolies de La Rochelle, les Vieilles Charrues, le Canada, la Suisse, l'Allemagne, le rap Marseillais parcourt, flow aiguisé et micro au poing, les salles francophiles du monde entier.
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Groupe symbole d'une Marseille multiculturelle, les rappeurs phocéens mêlent dans leurs titres, particulièrement bien écrits, humour, amertume et critique sociale. Ils chantent pour réhabiliter leur cité et pour combattre le racisme.
pour voir leur site officiel :c'est par ici http://www.iam.tm.fr
Ma critique : Iam restera l'un des groupes les plus importants de l'histoire du rap, ils ont bien évolué avec le temps. ils ont eu un gros succès lors de leur sortie d'album ou leur tournée!
et même en solo ils ont plutot bien marché. pour moi c l'un des groupes références!
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Posté le mercredi 11 mai 2005 07:12
Modifié le lundi 20 février 2006 07:43
ASSASSIN
Comme de nombreux groupes de rap, les membres d'Assassin se sont retrouvés au milieu des années 80, parmi tous ceux qui ont assisté et participé aux prémices de la culture hip hop, du tag, au rap en passant par la breakdance.
Assassin commence à prendre forme en 85 après la rencontre entre Solo plutôt inspiré par la break dance et Rockin'Squat, tourné vers le tag. Basés dans le XVIIIème arrondissement de Paris, ils ne sont pas très loin de leurs homologues Joey Starr et Kool Shen, futurs NTM, avec lesquels ils commencent d'ailleurs à rapper.
Avec un troisième larron, DJ Clyde, Assassin va concocter en 89, un titre à paraître sur une compilation consacrée au rap français. "La Formule secrète" sort sur "Rapatitude" en 90 avec tout ce que le rap, le hip hop et le ragga français connaissent de nouveaux talents : Tonton David, Dee Nasty ou NTM, entre autres.
Un an plus tard, c'est Doctor L. qui rejoint Assassin et devient le concepteur sonore du groupe. Un premier maxi sort quelques mois après intitulé "Note mon nom sur ta liste". Au fur et à mesure, la nature même du posse semble se révéler : attitude intransigeante, textes percutants et sans détours (vite catalogués hardcore), refus du système commercial, dénonciation des inégalités, etc. Il est donc difficile dans ces conditions de passer sur les antennes, quelles qu'elles soient. C'est sans l'aide des médias que sort le premier album d'Assassin en 92, "Le futur, que nous réserve t'il ?", au son oppressant et sans concession. Il rencontre un succès d'estime dans le milieu du rap underground.
1995 : année charnière
Il faut attendre juin 95 pour voir le posse de nouveau sur le pont. Outre sa participation à la bande originale du film de Jean-François Richet "Etat des lieux" dont le thème principal est la banlieue, Assassin revient avec un nouvel album intitulé "l'Homicide volontaire". Au terme de huit mois de conceptualisation, c'est à Los Angeles qu'il est enregistré et mixé. Plus inspiré par d'autres genres musicaux comme la soul, le funk ou le ragga, cet opus est musicalement plus ouvert. Le premier simple s'intitule "l'Odyssée suit son cours" suivi par le très percutant "l'Etat assassine" (sur les violences policières) qui figure aussi sur le disque "la Haine", compilation rap sortie en même temps que le film du même nom, deuxième long-métrage du cinéaste Mathieu Kassovitz. L'année 1995 marque aussi le départ du groupe de Doctor L., qui va désormais explorer le vaste champ des musiques électroniques.
Plusieurs maxis vont suivre dont le titre "Undaground connexion" enregistré avec le rappeur freestyle new-yorkais de Supernatural. En octobre 96, Assassin sort un maxi 5 titres avec "Ecrire contre l'oubli" qui clôturait l'album précédent. Le groupe assure une tournée française, l'Homicide tour.
2000 : fin de siècle et fin de tournée
DJ Clyde et Solo ayant quitté le navire, Assassin se recentre sur Rockin'Squat et maître Madj. Entre 98 et 2000, le groupe sort trois maxi en vue d'un prochain album : "Sérieux dans nos affaires", "Classik" et "Esclave 2000". Il faut attendre mars 2000 pour voir l'arrivée du nouvel opus d'Assassin, "Touche d'espoir". Les compositions sont signées par DJ Medhi, Sulee B., Da Wan, Frank Delour et de nombreux autres. Assassin se voit quasiment transformer en chef de file des rappeurs underground.
Après une longue tournée 2000, le groupe monte une ultime fois sur scène le 18 décembre à l'Elysée-Montmartre, entouré de nombreux invités. Ils montent cependant sur scène le 1er juin 2001 à l'Olympia, soirée au cours de laquelle est enregistré un album live qui sort le 28 mai 2002.
Peu enclin aux grandes déclarations médiatiques, ce groupe casé depuis le temps, dans la catégorie old school, est en passe de devenir une référence dans le milieu du hip hop français, version rap hardcore.
ASSASSIN PRODUCTIONS est la structure de production qui s'est créée autour d'ASSASSIN en 1992.
Au fil des années, ce label s'est développé en tant qu'entité réellement indépendante au sein d'une industrie discographique qui, de plus en plus, traîte la musique et à fortiori le Rap comme un vulgaire produit de consommation au détriment de ce qui a fait une grande partie de l'histoire de cette musique: sa charge historique, politique et sociale.
ASSASSIN PRODUCTIONS s'investit également dans des secteurs et projets aussi différents que l'intervention lors de projets locaux, l'organisation de concerts ou de projets discographiques alliant musique et contestation ainsi que le soutien à des campagnes politiques (soutien actif à la campagne "JUSTICE EN BANLIEUE" aux côtés du MIB, campagne de soutien à MUMIA ABU JAMAL aux côtés du COSIMAPP...) ou l'intervention en milieu carcéral.
En poursuivant son Odyssée avec la ferme envie de construire une alternative indépendante au diktat impitoyable du marché du "Rap business", ASSASSIN PRODUCTIONS n'aura de cesse d'avancer en accord avec l'éthique et les objectifs qui sont les siens depuis sa création.
dernier album dans les bacs le 10 novembre 2004
pour voir leur site : c'est par ici http://www.assassin-productions.fr
Ma critique : assassin a été un niveau en dessous de Iam au niveau réussite commercial mais a longtemps eu l'approbation de la rue. le fait d'être un peu moins commercial que Iam a sûrement jouer
en leur défaveur. perso moi je préfère assassin un groupe mythique qui avec rockin squat qui continue en solo restera gravé dans les mémoires
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Posté le jeudi 12 mai 2005 06:05
Modifié le lundi 20 février 2006 07:43
L'histoire du groupe de rap français le plus sollicité et le plus controversé du paysage sonore hexagonal débute en Seine-Saint-Denis. Joey Starr et Kool Shen rappent ensemble depuis déjà quelques années, sous le nom de Nique Ta Mère. En 1989, Dee Nasty, qui présente une émission sur Radio Nova, les invite pour un free style en direct à l'antenne. 1993, J'appuie sur la Gâchette. Début 1994, ils offrent leur notoriété en faveur des Restos du Coeur. NTM balance Paris Sous les Bombes leur plus bel album. Le 14 juillet, ils participent au Concert des Libertés pour protester contre la victoire du Front National à Toulon : l'origine de l'affaire NTM. Les lascars sont condamnés à 6 mois de prison avec sursis, dont 3 mois ferme, avec interdiction "d'exercer la profession de chanteur de variétés pendant 6 mois" pour propos outrageants envers les forces de l'ordre. La Cour d'Appel d'Aix-en-Provence revient sur la décision du Tribunal de Toulon et condamne Kool Shen et Joey Starr à 50 000 Frs d'amende et deux mois d'emprisonnement avec sursis. Alors que les ventes de Paris Sous les Bombes approchent les 400 000 exemplaires, NTM sort son 4ème album Suprême NTM. Carton immédiat au box-office. Mars 2000, NTM sort une vidéo qui leur ressemble Authentiques, avec Alain Chabat aux commandes. NTM live suit dans la foulée. L'année suivante, sort l'album Le Clash mettant un point final à leur collaboration. Joey Starr fonde B.O.S.S. et Kool Shen IV My People.a l'heure d'aujourdui, les 2 compères n'ont plus aucun contact et ont récemment déclaré qu'il ne reformeront js leur célèbre duo.
pour voir leur site officiel : c'est par ici http://supreme-ntm.com
Ma critique : NTM le meilleur groupe de rap français, personne ne pourra les égaler. ils sont arriver a un moment ou le rap n'était pas très populaire et ils ont réussi a se hisser au plus haut niveau. Une carrière en tout point remarquable saluons les 2 compères joey starr et kool shen
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Posté le jeudi 12 mai 2005 06:31
Modifié le mercredi 26 avril 2006 07:55
La Fonky Family est née à Marseille un certain 3 décembre 1994, date de formation officielle du groupe. Les rappeurs
Menzo et le Rat Luciano travaillent ensemble depuis quelques mois déjà. Sat et Don Choa font de même de leur côté. Tous les quatre sont en contact avec Pone et Djel, respectivement compositeur et DJ. On leur propose de se produire tous ensemble dans une petite salle du nord de la cité phocéenne en première partie du groupe suisse Sens Unik.
A la fin du concert, les jeux sont faits et la Fonky Family est constituée. Ses premières armes se font dans les petites salles de la ville où l'effervescence hip hop est à son comble. Les rappeurs ont l'opportunité de prendre le micro spontanément et de se lancer dans des freestyles qui peu à peu leur permettent de se faire connaître.
Bad Boys
Ils se font vraiment remarquer dans la nébuleuse du hip hop français avec le puissant morceau "Bad boys" sur "Métèque et mat", l'album solo d'Akhenaton sorti en 1995. Deux ans plus tard, les membres du groupe participent à l'album des productions Kif Kif intitulé "Chroniques de mars" avec Imhotep aux commandes, un autre membre d'IAM.
Forts de toutes ces expériences, les sept membres de la FF (Fel, le danseur, est venu grossir les rangs) se lancent dans l'enregistrement de leur premier album original. "Si Dieu veut" est enregistré par Mario Rodriguez, un ingénieur du son américain qui a notamment travaillé avec des pointures comme Notorious Big, Mary J. Blidge ou LL Cool J. On trouve sur ce disque les participations d'autres artistes croisés au fur et à mesure de leur apprentissage : Expression Direkt, le Troisième Oil et évidemment Akhenaton. Le résultat est plutôt réussi et "Si Dieu veut" atteint en 99, deux ans après sa sortie, les 200.000 exemplaires vendus. Après la promo de l'album, la FF part à la rencontre du public et se produit avec succès en France et dans les pays francophones pour cinquante dates.
La Fonky Family fait alors partie intégrante du milieu hip hop hexagonal. On sollicite ses membres pour des featurings divers et variés (Faf la Rage, Zoxea, KDD,etc.). Ils participent aussi à la bande originale du film "Taxi" de Gérard Pires.
En 99, la FF sort un disque sur lequel on trouve des morceaux live et trois nouvelles compositions, histoire de faire patienter les aficionados. "Hors série" dépasse les 100.000 exemplaires. L'année suivante démarre la pré-production du deuxième album tant attendu. Le Rat Luciano en profite pour sortir un album solo "Mode de vie béton style".
L'art de la FFSigné chez SMALL, "Art de rue" enregistré à Toulouse sort en mars 2001. La FF n'a rien perdu de sa rage, de son énergie, de sa détermination. Dans le morceau qui donne le nom à l'album, le groupe revient sur la culture hip hop et sur les acteurs de ce mouvement. Dans les morceaux, les paroles sont extrêmement réalistes et parfois provocatrices. Le Troisième Oil, le Venin ou Costello sont venus prêter main forte pour les featurings. Si la Fonky Family habite et vibre pour Marseille, jamais on ne ressent de particularisme ce qui tend à démontrer une nouvelle fois avec cet album que le groupe a bien sa place dans le milieu du rap hexagonal. Pour preuve le nombre d'exemplaires vendus de cet album, environ 450.000.
Après la sortie de ce dernier opus, la FF part sur les routes de France, de Suisse, de Belgique et du Québec pour une série de concerts intitulée subtilement "Section Nique Tour" en référence à leur devise "Nique tout". Ils finissent la première partie de cette tournée au Paléo Festival de Nyon en Suisse en juillet 2001 avant de la reprendre à l'automne.
En 2002, c'est au tour de Sat avec "Dans mon monde" en avril et Don Choa avec "Vapeurs toxiques" en novembre, de sortir leur album solo. Tous les deux rencontrent d'ailleurs un certain succès. L'année suivante, la Fonky Family publie un album "Live au Dôme de Marseille" enregistré le 17 novembre 2001 dans la cité phocéenne devant 8000 spectateurs
a venir en fin d'année : nouvel album de la FF
pour voir leur site officiel : c'est par ici http://www.sonymusic.fr/fonkyfamily
Ma critique : personnellement j'ai kiffé la fonky family mais surtout le 1er album. pas mal d'album, hors séries sont sortis et je dois dire qu'ils ont tous pas mal déchirer. leurs albums solos étaient pas mal aussi que ce soit Sat, Donchoa, Luciano ou même les compils "Dont sleep deejays"
Leur dernier album est vraiment dans la lignée de Art de rue, certaines pistes sont sûrement moins engagés que sur Art de rue mais l'album reste plaisant
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Posté le jeudi 12 mai 2005 15:00
Modifié le mercredi 26 avril 2006 07:59